1.- Une nouvelle ONG ?

 

            Guinear (Guinea-Aragón Solidaridad) est née sous l’initiative personnelle de Javier Barrado Gracia (espagnol, professeur d’histoire dans un lycée à Zaragoza, Espagne). Après plusieurs voyages en Guinée depuis l'été 2004, il a eu l’idée de mener une serie des démarches pour obtenir de l’aide pour le peuple guinéen.

 

 

2.- Pour quoi la Guinée?

 

            Le choix de la Guinée, pas un autre pays de l’Afrique francophone, a été le fruit du hasard à partir de mes contacts avec des africains ici (à travers l'école d'espagnol de l'ONG CODIA -Commission de Défense d'Immigrants d'Aragon-). Mais, après avoir touché du bout des doigts les réalités locales, j’ai décidé de faire quelque chose à la portée de main, si petit soit-il, à fin de soulager les grands besoins de ce peuple…

 

 

3.- C’est vraiment nécessaire  pour une  ONG?

 

            Sûrement pas mais, étant donnée que je me trouvais dans ce cas particulier, et que j’avais reçu des manifestations d’intérêt et des premières collaborations sur le terrain, nous voilà! (Agrément: Mai 2007). Une ONG petite, à notre avis, est beaucoup moins efficace qu’une grande et solide, cela est évident.  Par contre, il faut remarquer que  les frais de gestion seront presque inexistants et l’aide arrivera d’une façon plus directe et moins bureaucratisée. Si c'est vraie que, dans le domaine de la coopération les grands gestes sont nécessaires, ce n'est pas moins certain qu'il y a aussi un place pour les "petits gestes". Ces petits gestes peuvent contribuer à faire de petites changements dans la vie d'autres personnes (et aussi à la propre) et ces petites changements peuvent finir par entraîner d'autres plus grands et décisifs. Un voyage, n'importe quelle soir sa durée, commence par un premier pas. Un bâtiment, n'importe son hauteur, s'est développé à partir d'une première brique.

 

   Avec les enfants du Foyer St.Joseph, à Conakry

 

 

4.- Que  voulons-nous faire ?

 

Nos priorités sont de deux ordres: l’appui à l’enfance et la promotion de la femme.

 

            *L’appui à l’enfance se traduira en aide aux enfants (garçons et filles) nécessiteux, surtout à fin de permettre leur accès à une éducation suffisante et digne. Il n’y a pas d’avenir radieux sans alphabétisation ou sans éducation. La pauvreté en connaissances c’est aussi la pauvreté d’opportunités et d’initiatives.

 

            *La promotion de la femme naît de la conviction que les femmes sont le véritable moteur de l’Afrique et qu’investir pour une d’entre elles c’est investir pour toute la famille pour toute la communauté. Pour ce faire, nous croyons fermement aux micro crédits, car cela a démontré sur le terrain que ça marche bien.  La plupart des femmes qui ont bénéficié des prêts accordés  par des ONG se sont toujours tirées d’affaire et ont rompu avec  la dépendance. Il s’agit avec notre ONG de briser ce cercle vicieux de la pauvreté et la dépendance. Il  suffit avec quelques dizaines d’Euros pour en réussir et permettre à une unité familiale de mener une vie digne et sans la dépendance de « l’aumône ». Mais sans cette assistance financière, cela serait pratiquement impossible.

 

 

  Une petite poste de ‘gateaux’ à Conakry

 

 

5.- Mais… Qui?

 

            Il n’y aurait pas à chercher beaucoup pour trouver quelqu’un qui aurait besoin d’un peu d’aide sur le terrain. Pourtant il y a déjà des  contacts  établis avec certaines ONG comme  le Foyer St. Joseph à Kountya –un faubourg de Conakry- et avec le Groupe Scolaire Hamdallaye.

 

            Le premiér accueil dans plusieurs maisons des enfants de la rue, des jeunes filles et garçons, femmes démunies, malades, et répudiées par leurs maris et mène une admirable tâche parmi les plus démunis. Son fondateur est le père français Etienne-Marie Stirnemann qui a réussi à construire, en partant du néant, un ambitieux et efficace complexe d'assistance qui compte déjà avec onze maisons. Des volontaires et quelques salariés travaillent là-bas et le centre constitue un exemple d'efficacité et de travail "en ligne de bataille". La seconde est une école (Primaire et Secondaire) naît de l’initiative d'Abdoulaye Wann et son effort pour offrir une éducation de qualité à prix abordables. L'éducation privée en Guinée ce n'est pas "un luxe" mais, bien au contraire, un besoin social: le système publique est très insuffisant et n'arrive pas du tout à couvrir les besoins en quantité et qualité pour scolariser à toute la population. 

 

            N’importe quelle collaboration sera toujours conditionnée à une personne ou un projet concret et de façon indépendante, bien qu’en profitant les structures déjà établies.

 

 

 

  Bâtiment principal du Foyer St. Joseph à Conakry

 

 

6.- Et… comment ?

 

            La sympathie et la solidarité sont fréquentes et bienvenues mais, malheureusement, ne donnent à manger à personne. Nous avons besoin d’argent. C’est simple comme ça. On n’a pas besoin d’abord de quantités millionnaires pour changer les choses. Quelques dizaines d’euros peuvent devenir la planche de salut pour une famille entière… Nous avons accordé une quota minime à la portée de n’importe qui: 25 Euros par an, c'est-à-dire, deux Euros par mois. Qui ne pourrait pas se passer de deux euros par mois?... Vraiment tu ne peux pas??? L

 

            Mais… qu’est ce qu’on peut faire avec deux Euros? Regrettablement bien peu, mais ces deux Euros, à coté des autres, peuvent changer quelques choses. Pour qui n’a rien, un peu c’est la différence entre s’en tirer ou rester sur le chemin. Un peu signifie: médicaments en cas de maladie, une machine à broder ou une petite poste à manger pour gagner sa vie, l’immatriculation dans une école, des matériaux  scolaires… etc.

 

            Pour ceux qui souhaitent un peu plus, le quota volontaire est sans limitation et pour ceux qui sont encore plus ambitieux existe la possibilité de parrainer un garçon ou une fille guinéens. L’argent servira pour payer son éducation, son entretien et santé, et nous assurons un contacte périodique et personnel avec l’enfant. Pour cette modalité on vous propose 250 euros par an (un peu plus de 20 euros par mois).

 

            Dans ce cas, on garantit que l’aide arrivera directement au destinataire (à travers notre personnel à confier là-bas et ses parents ou responsables) et que, dans le cas de ne pas trouver satisfaisant le parrainage celui-ci pourra être révoqué de façon immédiate.

 

 

   Enfants accueillis au Foyer St. Joseph, à Conakry

 

 

*L’organisation offrira des informations périodiques sur toutes ses activités et projets, et  présentera également à tous ses membres associés le relevé de compte annuel.

 

*Collaborateurs en Guinée :

 

 -Mohamed Camara, licencié et fonctionnaire à Conakry

 

 -Abdoulaye Wann, ingénieur, fondateur et Directeur Général du Groupe Scolaire ‘Hamdallaye’

   à Conakry (http://groupehamdallaye.com)

 

 

 

             

 

 Avec A. Wann au balcon du bâtiment principal d’Hamdallaye (Conakry)                                                          Avec  Mohamed Camara

 

 

 

                                                      

 

 

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